jeudi 15 mai 2014

A Montréal rien d'impossible

L'arrivée

18 Mars 2014 : 2h du matin le réveille sonne, les valises sont prêtes depuis des jours (mais on oublie quand même sa brosse à dent). Départ de Paris à 7h40 arrivée à Montréal à 10h30 avec tout de même 8 heures de vol dans les pattes ! Un deuxième petit déjeuner après le repas du soir ?



Un mal pour un bien puisque nous voici un pied à terre à l'aéroport Pierre Eliott Trudeau au ... Canada ! Nous sommes à la fois excités de commencer cette aventure et inquiets face au passage à la douane tant redouté de tous et qui de surcroit pourrait anéantir notre rêve. Nous n'avions pas de billets de retour, pas d'itinéraire précis si ce n'est EST => OUEST, mais nous avions pris nos précautions : attestation de fonds, attestation d'assurance, lettre d'invitation au Canada, papiers d'identité bien à jour et à ne pas négliger la carte de la sincérité. Je pense qu'il est vraiment préférable de ne pas masquer la vérité pour tenter de parvenir au sésame qui nous ouvre les portes du Canada et de montrer que nous sommes bien informés sur nos droits : pas de visa de travail = pas de travail !

Quelques vérifications de la part des douaniers (notamment un petit coup d'oeil sur facebook pour vérifier que vous ne vous soyez pas parjurer sur vos intentions alors garde à vous, tout ce que vous écrivez pourra être retenu contre vous) et voilà nos passeports tamponnés : c'est parti pour une expérience inoubliable de 6 mois !

L'inquiétude laisse alors l'entière place à l'excitation et c'est avec celle-ci que nous prenons nos première bouffées d'air ... frais ! Le vent, le ciel, le soleil, la fonte des neiges qui fait s'écouler l'eau des toits, l'atmosphère de Montréal. Tout nous saisis à cet instant.

Il nous faut désormais prendre de nouveaux repères.

La ville

Montréal est une ville surprenante. Il y a de tout, et cela n'importe quand. Ce n'est pas non plus la cour des miracles hein ! 
Première chose à savoir, la ville est officieusement découpée en deux par le Boulevard Saint Laurent. Généralement, on dit qu'à l'Ouest, on parle anglais et à l'Est, français. C'est plutôt vrai, mais tous les commerces font l'effort (du moins ils essayent) de proposer un service dans les deux langues. 
Il y a de nombreux quartiers et tous font valoir leurs couleurs : la petite Italie, Chinatown, le quartier latin, le quartier des affaires, le plateau mont royal... On entend Hello/Bonjour tous les jours, tout le temps. 
C'est d'ailleurs plutôt marrant d'aller à Chinatown où l'on vous dit : Konichiwa, Hello, Bondour! (Attention, un chinois qui prononce ces trois mots ne parle pas forcément français, ni anglais. Du coup ça sert à rien.)

Chinatown

Le Village

De long en large, de haut en bas...

Rue Sherbrooke
Comme cela a été dit plus haut, on trouve de tout à Montréal. Des milliers de petits commerces et de bars se suivent le long du boulevard Saint-Laurent et de la rue Saint-Denis. Une herboristerie ? Un magasin de sport ? Un subway ? Un fleuriste ? Une quincaillerie ? Un subway ? Un bar ? Un subway ? Pas de problème ! 
(Oui, il y a des subways partout au Canada, dans le métro, dans les villages de 300 habitants, dans les magasins Home Depot (Castorama) et peut être même dans les toilettes publiques.)
Vous l'aurez compris, il existe principalement plein de petits commerces et ceux-ci n'ont pas peur des grandes chaînes. On trouve des produits locaux, des spécialistes de tout et n'importe quoi, des curiosités artisanales, et ça c'est super. Les épiceries, appelées dépanneurs, sont même bien moins chères que les chaînes de distribution !


Et si on n'a pas envie de faire ses emplettes sur 11km de long ? 
La rue Sainte Catherine est la solution ! Elle fait 28km de long et est bordée de plusieurs stations de métro qui permettent de tout faire sans pointer son nez dehors. Des chemins sous-terrains relient les stations de métro et des centres commerciaux immenses ! Il y a tout ce qu'il faut et tout ce dont on n'a pas forcément besoin ! Tout semble être en double, voire en triple. Là on se dit : Je suis en Amérique. 
Ce qui peu paraître aussi paradoxal, c'est qu'on ne se sent pas vraiment étouffés à Montréal. Il y a du monde, certes, mais le métro est large, il y a de la place pour tout le monde, les centres commerciaux sont immenses et disponibles en plusieurs versions, langues, et formats.

Downtown
Petit aparté : Cependant, il faut être très souple et tolérant face aux températures. En effet, il fait -30° dehors, et lorsque vous entrez dans un centre commercial ou dans le métro, c'est comme si on vous explosait une bûche ardente en pleine face ! Bim +50° ! Et là on se dit "Ok, c'est bon je vais pas rester longtemps ça sert à rien d'enlever une couche". Si, faites-le, ou vous allez attraper froid une fois dehors, ce qui vous forcera un jour ou l'autre à retourner dans un centre commercial pour trouver des médicaments, reprendre encore plus froid, devoir retourner chercher un autre médicament encore plus puissant, reprendre encore plus froid, recommencer, encore, et, à force, mourir à petit feu ou prendre l'accent Québécois (beaucoup plus facile à assimiler une fois enrhumé).

Notre expérience

Tout s'est passé très vite une fois que nous sommes arrivés à Montréal, il nous a fallu nous déployer pour trouver un Van, puis l'immatriculer, l'assurer, le nettoyer, l'aménager et tout le tralala. Nous avons tout de même bien profité de cette belle ville cosmopolite. La plus cosmopolite du Canada, ça c'est sûr, Toronto peut aller se rhabiller (désolé Georges).
Nous y avons vécu quelques semaines, ce qui nous a permis de découvrir pas mal d'endroits tels que le vieux port, le marché Jean Talon, le Parc Mont Royal, La Baraque (dont nous parlerons dans un prochain article!).

-Attention, le vieux port, mieux vaut y aller lorsqu'il y a des événements (patinoire, concerts,..), sinon on a tendance à se dire "Ah, ça doit être ça le vieux port. J'ai froid, on rentre ?".
-Pour le marché Jean Talon, les produits sont frais et bons, les prix sont superbes et facilement négociables (sauf pour la viande).
-Le Parc Mont Royal est immense ! A vous de le découvrir, peut-être aurez-vous la chance de rencontrer quelques ratons laveurs. Attention à ne pas enfoncer votre main directement dans leur bouche, au cas où ils auraient la rage, ou encore, pour éviter de les étouffer.





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